| Quelle que soit la technique pratiquée, le pêcheur se retrouve régulièrement avec les problèmes suivants: le plomb choisi est-il le mieux adapté à la technique utilisée ? Existe-t-il un plomb particulier à celle-ci ? La masse de la plombée est-elle suffisante pour le courant observé ? Autant de questions qui reviennent régulièrement à chaque sortie; même le moucheur peut se les poser dans certaines conditions. Le problème n'est pas simple car chaque technique génère des questions spécifiques, et, pour le pêcheur qui en pratique souvent plusieurs, le choix est donc délicat. D'où la nécessité de faire le point technique par technique. | |
| Dans ce domaine tout dépend du type de pêche au coup pratiqué et donc de la ligne employée. La pêche au coup n'est pas simplement une technique où l'on utilise une ligne avec un flotteur qu'il faut équilibrer avec une plombée; cela implique des choix bien différents selon qu'on pêche en surface, entre deux eaux ou à fond. Même si la règle de base est de plomber le mieux possible pour garantir une précision optimale du flotteur à la moindre touche, il faut tenir compte des conditions de pêche du moment : force du courant et hauteur d'eau à laquelle on veut présenter son esche. A chaque cas correspond un type de plombée. En outre, la prolifération des modèles de plombs ne simplifie pas le choix. Il est donc souhaitable de partir de bases simples que l'on fera évoluer avec l'expérience. Lorsqu'on pêche en surface, la partie immergée de la ligne n'est jamais très longue, bien au contraire; on ne dispose en fait que de peu de fil pour monter la plombée: il faut donc qu'elle tienne le moins de place possible. La plombée classique, faite de plusieurs petits plombs étagés, est trop longue ; le mieux est d'en faire une avec une olivette coulissante qui prend peu de place et qui positionne très vite l'appât en descendant le long du fil. L'affinage de l'équilibrage du flotteur est à réaliser avec une cendrée pincée sur le fil, qui sert aussi de butée inférieure à l'olivette. La masse d'une petite olivette coulissante va de 0,081 à 2 g pour ce type de ligne. Une cendrée peut être choisie dans une gamme de masse qui va de 0,020 à 0,088 g en passant par 0,022 g, 0,035 g, 0,040 g, etc. En combinant olivette et cendrée il est facile de trouver la masse exacte de la plombée permettant d'équilibrer le flotteur en fonction du courant. Pour la pêche au coup entre deux eaux, le choix d'une plombée est plus facile car on dispose d'une plus grande longueur de fil pour la monter. Il en va de même pour les lignes de fond; la seule différence étant que l'on plombe moins une ligne de fond qu'une ligne pêchant entre deux eaux. En fait, dans ces deux cas, la plombée doit correspondre aux conditions spécifiques de pêche. Toutes les plombées possibles sont composées de plusieurs petits plombs sphériques que l'on étage selon des règles précises, déterminées par les conditions de pêche. On ne monte pas de la même façon une plombée de fond en eau calme qu'une autre faite pour pêcher sur une coulée. Comme pour la pêche de surface, il y a des plombées types à connaître. Pour pêcher entre deux eaux, la plombée logarithmique conserve une grande souplesse à la ligne durant le lancer et ensuite dans l'eau; l'appât peut onduler légèrement au gré du courant ce qui lui donne un attrait supplémentaire durant son parcours d'amont en aval quand on pêche à la coulée. En revanche, une plombée logarithmique inversée facilite le lancer de la ligne, car la majeure partie de la masse est montée en bout de ligne; de plus, ce type de plombée fait descendre très vite l'appât quand on pêche profond. Enfin, une plombée massive basse est excellente pour pêcher sur le fond des poissons comme la tanche, qui mordent en remontant. Elle présente l'avantage de ne pas faire plonger le flotteur, mais seulement de le coucher sur la surface de l'eau. La gamme des masses des cendrées utilisables pour ces plombées est très étendue ; elle va de 0,020 à 3 g. On utilise aussi souvent des plombs Styl ; ce sont des petits plombs cylindriques fendus que l'on sertit sur le fil de la ligne; ils ont cependant deux défauts : d'abord ils rigidifient trop la ligne en empêchant ou en limitant la nage de l'appât dans le courant; ensuite leur gamme de masse est trop limitée pour disposer du total juste, nécessaire au bon équilibrage du flotteur. | |
 | | La sonde est un accessoire indispensable pour tout pêcheur au coup ; mais lorsqu'on veut en acheter une, on se trouve toujours devant un choix à faire : prendre une sonde petite, moyenne ou grosse ? II en existe en effet de nombreux modèles dont les masses varient de 6 à 40 g et cela n'est pas un hasard. II est presque indispensable de disposer de toute la gamme pour que le sondage soit bien fait dans tous les types d'eau, mortes, lentes ou très courantes. Un bon sondage est celui réalisé avec un fil qui reste vertical quelle que soit la force du courant existant sur la zone sondée. Si, effectuant un sondage, vous constatez que le fil est poussé en biais sous l'effet du courant, il faut recommencer au même endroit avec une sonde plus lourde et ainsi de suite jusqu'à trouver la masse adéquate. | |