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| | | | | | Flotteurs Traditionnels | | Même si le choix d'un flotteur est maintenant plus facile à faire, il faut encore tenir compte de deux critères importants : la façon de monter le flotteur sur la ligne et la spécificité de la technique de pêche pratiquée. Tout pêcheur devrait savoir monter lui-même ses lignes et ne pas les acheter préparées, car, en réalité, il y a vraiment peu de chances qu'elles soient parfaitement équilibrées et adaptées au coin de pêche que l'on pratique et aux espèces qui s'y trouvent. Le choix d'un flotteur et son équilibrage dépendent des conditions de pêche. Or, celles-ci changent à chaque sortie; il ne peut donc y avoir des lignes montées "universelles". Pour mettre le maximum de chances de son côté, il faut monter ses lignes en fonction de l'espèce recherchée, de la hauteur d'eau à laquelle on compte présenter son appât, de la présence ou non du courant et de la distance à laquelle on doit surveiller son flotteur. Cela demande évidemment du temps; les longues journées d'hiver, quand le mauvais temps empêche toute partie de pêche, peuvent être occupées à ce genre de travail. | | Etre méthodique Lorsqu'on monte une ligne chez soi, il est bien évident qu'elle ne sera pas parfaitement équilibrée pour la première partie de pêche : le plus simple est de monter toutes les lignes qui correspondent à toutes les pêches prévues dans la saison. Le montage de chacune se fait alors en respectant l'équilibrage le plus simple, mais le plus sensible en eau morte ; aussi cocasse que cela puisse paraître, la vérification de cet équilibre peut se faire dans une baignoire. La plombée la plus pratique est à composer avec des cendrées. Dès la première partie de pêche, il ne restera plus qu'à diminuer le poids de la plombée en fonction des conditions de pêche, en enlevant une ou plusieurs cendrées. La ligne définitive étant mise au point, vous pourrez désormais la garder comme étalon et en fabriquer d'autres pour le même coin de pêche. L'opération est à recommencer à chaque nouvelle situation de pêche. Ainsi, à la longue, vous disposerez d'une gamme de lignes-étalon qui vous servira de base pour vos montages. | | Comment fixer le flotteur ? | | La façon la plus courante de fixer son flotteur est évidemment de passer le fil dans l'oeilleton situé sur le corps, puis dans le coulant, petit cylindre qui serre le fil sur la quille. Sur certains modèles de flotteurs, l'opération est inversée, le coulant étant sur l'antenne et l'oeilleton sur la quille; ce type de disposition est caractéristique des modèles de flotteurs en plume ou cylindriques, longs et fins de corps | | Mais on peut aussi ne fixer le fil qu'en un seul point du flotteur. Ainsi, en accrochant le fil seulement sur la quille quand on pêche à la passée (le gardon à la graine par exemple), le flotteur se penche à l'opposé des retenues et des relâchés, et les touches sont plus brèves et plus visibles. Cette méthode est conseillée pour pêcher dans un courant faible et uniforme. | | Une autre astuce pour pêcher un courant assez soutenu et pour maintenir son flotteur bien vertical malgré la pression consiste à utiliser une plume et à ne fixer le fil crue par un coulant à la base de la plume. | | | | | Ces fixations par un seul point offrent aussi un autre avantage par temps venteux : le fil immergé ainsi que le flotteur ne subissent pas l'emprise du vent qui dans le cas contraire rend difficile la détection de la touche. | | Toucher n'est pas ferrer | | | | |  | | | | La touche est le point crucial : bien interprétée, elle déclenche un ferrage immédiat et efficace; dans le cas contraire elle provoque un temps d'hésitation, suivi le plus souvent par un raté. Dans ce domaine, il ne faut pas être trop cartésien, car la touche ne se traduit pas systématiquement par l'enfoncement vertical du flotteur; elle peut se présenter sous différentes formes selon l'espèce pêchée ou selon que l'on se trouve en eau morte ou en eau courante. En règle générale, il faut ferrer dès que le flotteur change de position, soit en se couchant à la surface et en restant à la même place (ce qui arrive souvent avec des poissons comme la tanche), soit en se penchant légèrement et en se déplaçant ensuite (touche classique des poissons de surface comme l'ablette). En revanche, si le flotteur tressaute sur place, il faut attendre car cela signifie que le poisson teste l'appât avec son museau et qu'il n'a pas encore engamé. Méfiez-vous aussi des fausses touches; elles se produisent surtout en pêchant dans une eau courante. Si le flotteur s'arrête au cours d'une coulée et qu'il s'enfonce lentement pour s'immobiliser sous la surface, votre ligne est tout simplement accrochée dans une herbe ou sur le fond. Il peut aussi arriver que le flotteur plonge et remonte rapidement à la surface plusieurs fois de suite au même endroit sur la coulée et que les ferrages se fassent dans le vide. Mieux vaut alors revoir le positionnement de votre appât, qui, placé trop bas, frotte sur le fond. Enfin, on peut ferrer sans touche mais avec succès, comme c'est le cas en pêchant au coup sur une coulée régulièrement amorcée. En bout de course de votre ligne, un ferrage systématique permet de prendre souvent le poisson hésitant qui se laisse dériver avec l'appât et finit par se décider à l'attaquer quand il voit qu'il va lui échapper. | | | |  | |  |  | | A chaque technique ses flotteurs Il est logique que chaque technique de pêche ait ses propres flotteurs, adaptés aux espèces pêchées, à la hauteur d'eau choisie et à la présence ou non d'un courant. Il va de soi qu'un flotteur pour prendre des ablettes n'a pas les mêmes caractéristiques que celui utilisé par un pêcheur de truite au toc. | | Pêche au coup de vitesse Cette technique ne vise que les petits poissons de surface: ablettes, gardonneaux et petits chevesnes. Elle se pratique aussi bien en eau close qu'en eau courante; le flotteur type est un petit modèle ne dépassant pas 5 cm de haut, dont la forme de corps est soit en fuseau inversé pour une eau immobile, soit sphérique pour pêcher dans un courant. | | Pêche au coup à la roubaisienne Le type de flotteur recommandé est en forme de plume ou de carotte très mince. Quel que soit le modèle choisi, le flotteur doit se tenir bien droit en eau morte ou en eau courante et surtout être bien visible, car on pêche très souvent entre 7 m et 10 m de distance. En revanche, si l'on pêche au coup assez près, on peut utiliser des flotteurs sans antenne comme (irremplaçable "Versailles" dont la grande qualité est de ne pas donner prise au vent, son sommet rasant la surface de l'eau. | | Pêche au coup à fond Cette technique concerne surtout les poissons fouisseurs comme la tanche et la carpe, mais aussi les gros gardons de fond. Deux cas se présentent en fonction du type d'eau où l'on pêche. En eau close, donc sans courant, il faut opter pour un flotteur sensible, fin de corps et même à faible portance, la plombée et l'appât reposant sur le fond. On peut suivre alors le moindre déplacement de l'appât. Au lieu de ferrer tout de suite, il faut attendre que le flotteur coule ou se déplace de façon continue, signe que le poisson a engamé et part avec sa prise. En eau courante, il faut un flotteur à forte portance, en forme de carotte ou de toupie, qui restera en surface malgré la pression du courant. La touche est plus délicate à déceler, mais elle se traduit le plus souvent par la mise à l'oblique ou à l'horizontale du flotteur. | | Pêche au toc A cette technique, le pêcheur peut utiliser un flotteur pour différentes raisons. Il en fera notamment usage s'il recherche des truites arc-en-ciel qui ne se tiennent pas sur le fond comme les truites fario, mais qui stationnent entre deux eaux. Dans ce cas, l'emploi du flotteur est continu durant toute la partie de pêche; on utilise alors un modèle dit "Toulousain", qui reste bien en surface dans un courant vif et même dans un remous. Mais si l'on veut momentanément faire passer son appât à une certaine hauteur d'eau pour lui éviter de s'accrocher sur le fond ou dans des herbes, il est préférable d'utiliser un flotteur facile à mettre et à enlever sans être obligé de démonter et de remonter sa ligne. Un flotteur fendu, type "boule niçoise", convient parfaitement ; il présente en outre l'avantage d'une forte portance, qui permet même de travailler les remous et les tourbillons violents. On peut aussi employer un petit buldo sphérique transparent (surtout pas coloré, car il serait trop visible). Mais (inconvénient de ce flotteur est qu'il faut sans cesse régler sa sensibilité en changeant son remplissage en eau et que pour (enlever, il faut démonter sa ligne. | | Pêche au vif C'est sûrement la technique où le choix du flotteur est le plus compliqué, et ce pour plusieurs raisons, dont la plus importante est la hauteur d'eau à laquelle on veut positionner son vif. Si la longueur de la ligne soutenue par le flotteur est supérieure à la moitié de celle de votre canne, le flotteur coulissant est indispensable pour pouvoir lancer dans de bonnes conditions. Le blocage supérieur du flotteur se fait avec un stop-float (dessin 5). Le second critère de choix dépend du carnassier recherché et donc du vif utilisé. Même si l'équilibrage d'un flotteur de ligne à vif doit tenir compte de la traction supplémentaire exercée par le vif, celle-ci n'a pas la même puissance selon qu'on arme un vairon de 20 g ou un gardon de 100 g. Trop de pêcheurs l'oublient, ne connaissant que le flotteur toupie à brochet. Pour pêcher la perche avec un vairon ou un poissonnet, un petit flotteur carotte suffit Pour prendre un sandre en eschant un poisson de fond, un flotteur du même type fait aussi l'affaire à condition de choisir un modèle à plus forte portance sans toutefois exagérer, car ce type de vif reste presque immobile et ne fuit que devant l'arrivée d'un sandre, alors qu'il est souvent trop tard. La touche se traduit alors par le dévidage continu du fil et le flotteur perd son rôle d'indicateur. Enfin, pour pêcher le brochet, tout dépend du poids et de la vigueur du vif. Le flotteur utilisable peut être en forme de carotte pour un petit vif, ou de toupie bien ventrue pour un gros vif bien remuant De toute façon l'emploi d'un ou de deux petits flotteurs complémentaires, appelés "guides", n'est vraiment pas indispensable, contrairement à une habitude bien ancrée chez les pêcheurs de nos régions, depuis plusieurs générations. | |  | Flotteur coulissant C'est un flotteur où le fil passe et coulisse dans un conduit central qui va du haut de l'antenne à la base de la quille. Ce type de flotteur permet de présenter l'appat à une profondeur plus importante que la longueur de la canne. | | Flotteur pour ligne pour carnassier Plus le vif est de petite taille, plus la forme du flotteur doit être fusiforme. Cependant le choix de la portance d'un tel flotteur doit tenir compte de la traction supplémentaire exercée par le vif qui ne pense qu'à fuir. | |  |
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